Les Jardins d'Asclépios®

 

Résidences médicalisées spécialisées dans l'accueil et la prise en charge

de  LA MALADIE D'ALZHEIMER ou de syndrômes apparentés

 

 

Le Courrier de l'Ouest, Andard : Octobre 2006

Alzheimer : Andard, on a recrée l'ambiance d'autrefois pour raviver la mémoire défaillante

 

A l'occasion de la XIIIème Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer, hier, une exposition recréant l'environnement quotidien d'il y a une quarantaine d'années à été mise en place à Andard. Objectif:susciter des souvenirs chez eux qui n'en ont plus beaucoup.

Avec 48 chambres ouvertes en juin 2005, les Jardins d'Asclépios, sont la plus importante-et la plus récente-structure d'accueil de malades d'Alzheimer en Maine-et-Loire. L'étatblissement est spécialisé dans ce domaine. Les 48 résidants, dont la moyenne d'âge est de 82 ans, avec des stades d'avancement divers de la maladie, sont encadrés par 33 professionnels spécialement formés.

Hier; le personnel a mobilisé les familles pour réunir des photos anciennes et des objets ayant appartenu à leurs proches."Le but, c'est que ça leur parle, que ça suscite un souvenir", explique Jean Luc Géhère, directeur local, à Andard, des Jardins d'Asclépios, dont le siège national est à Bouchet (Drôme). Jusqu'à dimanche, on peut voir une pièce à vivre reconstituée avec des éléments relatifs à la toilette, à la lessive, à la cuisine... Une autre salle évoque les travaux des champs. Plus loin, c'est l'école avec l'encrier, les bureaux et les vieilles cartes de géographie un peu jaunies...

 

La baguette de l'instituteur

"On peut penser, pour nous, que ça ressemble à une brocante.Mais pour eux, ce sont des choses qui faisaient partie de leur quotidien", précise le directeur, désireux de créer une émotion, d'allumer l'étincelle qui va faire ressurgir un élément du passé.

Pour certain, ça marche très bien, surtout du côté de la salle de classe reconstituée. On a demandé à chque résedant d'écrire un souvenir d'école."Quand on parlait mal, l'instituteur nous tapait sur les doigts avec sa règle", a couché l'un deux sur le papier, d'une écriture un peu hésitante.Pour d'autres, les objets passent entre les mains sans avoir vraiment d'effet, comme pour Jeanne 93 ans. La maladie est installée depuis trop longtemps."Mais elle est bien.Elle est contente et souriante. Tout à l'heure, elle nous a dit qu'elle ne souffrait pas, confient Bernard et Monique, ses enfants. Elle ne nous reconnaît pas. Alors vous pensez, ces objets là ne lui disent rien non plus".

300 professionnels de santé étudient la démence sévère.
Sur invitation du professeur Jean Emile, médecin angevin coordonnateur des Jardins d'Asclépios, et à l'occasion de la Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer, 300 professionnels de la santé et du monde médico-social ont suivi hier soir les interventions d'éminents spécialistes. Il s'agissait de la première rencontre angevine de gérontologie, à l'Espace Jeanne-de-Laval à Andard. Les participants ont planché sur "la prise en charge interdisciplinaire de la démence sévère".

 

 

La Manche Libre, Montmartin Sur Mer : 01/10/2006
Expo sur la mémoire


A droite, Isabelle Bourdin, à côté de Martine Besnehard qui a prêté la collection.

Cent ans après avoir été identifiée par un médecin allemand dont elle porte le nom, la maladie d'Alzheimer affecte 25 millions de personnes dans le monde, dont 800 000 en France. En 2020, un Français de plus de 65 ans sur quatre pourrait être atteint, et la lutte contre cette maladie sera décrétée grande cause nationale en 2007.
Les Jardins d'Asclépios ont participé à leur manière à cette journée en organisant une exposition sur le thème des années 50 et 60. "Une période que la plupart des résidents ont connue et dont ils se souviennent", explique la directrice Isabelle Bourdin. Des centaines d'objets sont exposés, certains prêtés par les familles de résidents, mais les 2/3 provenant de la collection particulière d'un membre du personnel Martine Besnehard. Jeux d'enfants, objets usuels, articles de presse sur le thème de la reconstruction ou de la mode.
La neuro-psychologue de l'établissement, Gwenaël David précise "c'est un exercice de stimulation de la mémoire pour les résidents qui ont participé à la lecture d'articles, et qui les ont sélectionné. L'intérêt qu'ils manifestent à la visite de l'exposition démontre que l'objectif était rempli".
article et photo tirés du journal La Manche Libre édition du 01/10/2006

 

 

*Salins-les-Bains : Le miroir de l’autonomie* 17/12/2004

Les Jardins d’Asclépios viennent de recevoir un chèque de 2 000 euros pour avoir gagné un concours organisé par un laboratoire. Il était question de faciliter la vie quotidienne de certains résidents.

Le laboratoire Janssen-Cilag se dit « acteur de référence dans les affections neuro-dégénératives ». Dans le cadre de la lutte contre la maladie d’Alzheimer, il a organisé pour la première fois en 2004 un concours national d’idées intitulé “Remue méninges” s’adressant aux établissements d’hébergement collectif pour personnes âgées dépendantes.
Sur le plan national, 306 candidats ont participé à ce concours, et le laboratoire a choisi vingt maisons de retraite lauréates. Parmi elles, les Jardins d’Asclépios de Salins-les-Bains.
Sylvie Pigny, psychologue qui a quitté depuis l’établissement, avait exprimé la volonté de participer à ce concours. Et c’est Sabrina Dogru qui a expliqué l’idée primée lors de la remise du prix, jeudi 9 décembre, par Delphine Jacquin, déléguée médicale. La jeune femme prépare un diplôme d’AMP à l’Institut régional de travail social de Besançon. Lors de sa formation pratique au sein des Jardins d’Asclépios, dit-elle, « il a été difficile de trouver quelque chose de “reprochable” à l’établissement ».
Elle a pu constater néanmoins, lors de la toilette d’un résident qui ne peut se déplacer qu’en fauteuil roulant, « que la glace de la salle de bains était trop haute » pour cette personne.

Pouvoir sortir
L’idée a alors été de demander aux familles des résidents se trouvant dans la même situation d’offrir à leur parent un miroir « pour qu’ils aient une représentation d’eux-mêmes, pour maintenir leurs acquis ». Il serait ainsi plus facile de se raser, de se coiffer seul… Carine Pussey, neurophsychologue, a souligné l’importance de la stimulation de l’identification des visages, le sien et celui des autres. Ainsi le dossier remis aux laboratoires Janssen-Cilag a-t-il été intitulé “Faciliter les gestes quotidiens pour les personnes en fauteuil roulant”.
Delphine Jacquin a justifié ce concours par le fait que dans les années à venir, la maladie d’Alzheimer est amenée à devenir « un problème de santé publique ». Aussi le laboratoire qu’elle représente tient-il à « développer des outils de formation et d’information » dans ce domaine, et donc « d’aller plus loin qu’une prise en charge médicamenteuse. »
En l’occurrence, les « meilleures idées, astuces, initiatives » ont été primées. L’idée salinoise a donc valu à Françoise Tissot, directrice de l’établissement, de recevoir un chèque d’un montant de 2000 euros. Une somme qui servira à acquérir « du petit matériel par ci, par là ». Mais l’envie de la responsable « est de voir si on peut sortir nos résidents, au restaurant, ou à la citadelle de Besançon. » Une telle sortie hors de la maison serait une première.
Un livre
Le Dr Commerçon, médecin coordonnateur de la résidence, est intervenu pour parler de l’aspect « maladie du savoir-faire. » Pour le professionnel, « la stimulation cognitive est la clé d’entrée du traitement ». Aussi, il faut avoir avec les résidents « un rapport affectif. » Il a traduit l’un de ces aspects relationnels en prenant les portraits d’une trentaine de résidents. Des visages qui se livrent souriants, détendus. Il a eu également l’idée, avec Marie Hugouvieux, la première neuropsychologue de l’établissement, de noter les réflexions « de plus en plus pertinentes » des résidents, avec pour objectif de publier un vrai livre. La volonté du Dr Commençon et de ses collaborateurs est de « modifier l’image négative qu’on a de la maladie d’Alzheimer. » Et aussi, pourquoi pas, de réaliser des saynètes à partir des réflexions des malades : « Je suis sûr qu’on va y arriver. »
Parmi les réflexions déjà formulées par les résidents, de la gravité mais aussi de l’humour. « Quand on vieillit, on pense de plus en plus à son enfance, mais ce n’est pas une raison pour y retomber », pense l’un d’entre eux. « Maintenant il me faut chercher beaucoup pour trouver peu », dit un autre. « Je suis étrangère à moi-même », s’attriste une femme. Deux résidents côte à côte parlent de boissons… La première affirme « Ah non, je ne bois pas d’alcool, de toute façon, je mets de l’eau dans tout ». Son vis-à-vis lui rétorque : « Ah oui, même dans les conversations ! ». Une soignante joue avec une résidente et lui dit : « En voiture Simone ! ». Non, lui répond son interlocutrice « moi, c’est pas Simone, c’est Jeanne. »
Annick Cousin